Prévoyance Pharmacien libéral
la CAVP ne suffit pas.
La CAVP est l'un des régimes les plus limités parmi les professions libérales. À partir du 91e jour d'arrêt : zéro euro d'indemnité journalière. En cas d'invalidité partielle : aucune prestation. C'est la réalité de votre régime obligatoire. Elle mérite d'être connue avant d'en avoir besoin.
La CAVP n’est pas une protection suffisante.
Voici pourquoi notre métier prend tout son sens
La prévoyance, c’est abstrait — jusqu’au jour où elle devient la seule chose qui compte.
Jerôme est pharmacien en SARL avec sa femme. Dès leur installation, ils se sont assurés en prévoyance. Ils ont bien conscience que l’accident n’arrive pas qu’aux autres et avec 3 enfants, ils sont d’un naturel prudent.
A chaque vacances d’hiver, Jérôme skie en famille. Mais cette année, une mauvaise chute écourte ses vacances. Verdict : 3 mois d’arrêt, plâtre et béquilles.
Après le retour à la maison vient la question de l’indemnisation.
Avec sa rémunération de 9000€/mois, Jean peut prétendre à une prise en charge partielle de la part de CPAM à hauteur de 6000€.
Son contrat de prévoyance est mis à jour régulièrement et couvre 100% de sa rémunération.
L’indemnisation complémentaire se déroule comme prévu, l’assureur verse les 3000€ manquants pendant 3 mois. Il aurait couvert les 9000€/mois en cas de prolongation, la CPAM limitant sa prise en charge à 3 avait opter pour la déduction de sa cotisation au titre de la Loi Madelin.
La pharmacie n’a pas été fortement impacté par cette absence. Sa femme a géré seule l’officine en son absence. S’il n’avait pas eu d’associé sur qui compter, l’histoire aurait été plus compliquée.
Ce qui a changé entre un contrat insuffisant et une couverture qui tient ?
Un audit. Quelques heures de travail au bon moment.
C’est pour ça que nous faisons ce métier.
Les risques prévoyance que les pharmaciens libéraux sous-estiment
Quatre situations où la couverture CAVP montre ses limites
1 – L’arrêt de travail
Les 90 premiers jours représentent la durée la plus fréquente des arrêts de travail. Pendant cette période la CPAM verse des indemnités calculés sur la moyenne des 3 dernières années mais avec un plafond de 200€/jour. (50% X 3 PASS)
Passé ce délai, il n’y a plus aucune indemnisation, seule la trésorerie personnelle ou professionnelle peut prendre le relais pour maintenir des revenus en attendant une reprise complète.
2 – L’invalidité partielle
L’invalidité partielle signifie que le handicap résultant d’un accident ou d’une maladie vous permet malgré tout d’exercer votre activité. Cela ne veut pas dire pour autant que des aménagements ne sont pas nécessaires (organisation, mobilité, horaires…) voir des frais supplémentaires (personnel en relais, aménagements…).
Les répercussions sur votre vie privée ne sont pas non plus prise en compte. Il y a donc une vide de garantie conséquent.
Seule l’invalidité totale au métier (impossibilité d’exercer le métier de pharmacien) est indemnisable pour la CAVP.
Des contrats de prévoyance complémentaire peuvent prévoir une couverture dès 15 % d’invalidité.
3 – Les frais généraux de la pharmacie
Même en arrêt, les frais de la pharmacie continuent : loyer, charges, personnel, cotisations provisionnelles…
Le remplacement nécessité par la profession entraine des frais supplémentaires également.
Une garantie frais généraux spécifique permet de couvrir ces frais sans mettre à ma la trésorerie de l’entreprise.
4 – La protection des associés en cas de décès ou d’invalidité
Un pharmacien exerçant en en SELARL ou SELAS avec des associés expose la structure à des problématiques de rachat de parts, de transmission de patrimoine en cas d’événement grave. Des solutions spécifiques (assurance croisée, garantie homme clé) existent pour anticiper ces situations.
En cas d'arrêt demain, combien toucheriez-vous ?
La plupart des pharmaciens libéraux méconnaissent leur couverture. Entrez vos revenus — le résultat parle de lui-même.
Estimez votre couverture en cas d'arrêt de travail
Renseignez vos revenus et charges d'officine pour voir ce que la CAVP (+CPAM) vous verse réellement.
La CAVP ne verse aucune IJ propre. À partir du 91e jour d'arrêt, l'intégralité de vos revenus professionnels disparaît du côté du régime obligatoire.
Vos charges fixes continuent pendant votre arrêt. La garantie frais généraux est indispensable pour un pharmacien titulaire — elle protège l'officine indépendamment de votre couverture revenus personnels.
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La CAVP ne verse aucune prestation en cas d'invalidité partielle. Une pathologie réduisant votre capacité à exercer sans vous en empêcher totalement — trouble musculo-squelettique, affection chronique — ne déclenche aucune indemnisation du régime obligatoire.
Simulation basée sur les barèmes CAVP 2025 (PASS : 47 100 €). Les IJ CPAM (J4-J90) sont calculées sur 1/730e du revenu annuel moyen des 3 dernières années. Cette simulation est indicative et ne tient pas compte de votre situation fiscale ni de votre contrat complémentaire actuel.
Notre approche pour les pharmaciens libéraux
Ce qu’un audit change pour un pharmacien titulaire
Le pharmacien titulaire est dans une situation particulière : il est à la fois le dirigeant et l’outil de production de son officine. Un arrêt prolongé met en danger non seulement ses revenus personnels, mais la viabilité économique de sa structure.
Vos revenus et la structure de l'officine
Revenus nets, charges fixes mensuelles, salaires des préparateurs, remboursements d’emprunt. Les garanties des différentes lignes doivent être calibrées sur mesure.
Votre situation personnelle
Âge, situation familiale, encours bancaires, associés éventuels. Les besoins d’un pharmacien de 35 ans avec une famille et un emprunt d’acquisition ne sont pas les mêmes que ceux d’un pharmacien de 55 ans en fin de remboursement.
Construction d'une stratégie
sur mesure
Cahier des charges et vérifications des contrats en place. MACSF, April, AXA, La Médicale… L’audit vérifie les garanties, les exclusions, les franchises et les plafonds. Beaucoup de pharmaciens ont des contrats sous-dimensionnés sur les frais généraux ou sans couverture d’invalidité partielle.
Suivi
dans le temps
En tant que courtier, indépendant, nous aussi entrepreneur, nous vous accompagnons dans la durée en réalisant un suivi régulier. Mise à jour, contrôle des garanties, veille tarifaire… pour être au rendez vous en cas de sinistre.
Vous avez déjà un contrat prévoyance en tant que pharmacien libéral ?
Un contrat existant mérite d’être vérifié régulièrement, surtout si vos revenus, votre statut, votre foyer ou vos charges professionnelles ont évolué. Nous avons connaissance de l’ensemble des contrats du marché, MACSF, La Médicale, Abeille, SwissLife, UNIM…pour vous établir une analyse détaillée.
Questions fréquentes des pharmaciens libéraux sur leur prévoyance
Les professions libérales de santé se posent souvent les mêmes questions concernant leur couverture prévoyance. Voici quelques éléments de réponse.
J'ai un contrat MACSF depuis mon installation. Est-il suffisant ?
La MACSF est souvent la seule référence pour les professions de santé. Le contrat peut souvent être optimisé. La première question est : est-il calibré sur votre situation actuelle — revenus, charges d’officine, situation familiale — ou sur votre situation au moment de l’installation ? Si vos revenus ont évolué ou si l’officine a grandi, votre contrat a peut-être besoin d’être revu.
La seconde question : est ce que mon contrat est tarifairement dans le marché au vu des garanties ?
La garantie frais généraux est-elle vraiment indispensable ?
Pour un pharmacien titulaire avec des charges fixes importantes — loyer, salaires, remboursements — la réponse est oui dans la grande majorité des cas. Sans elle, un arrêt prolongé peut mettre en péril l’officine indépendamment de votre couverture revenus personnels. Les deux garanties sont complémentaires, pas interchangeables.
Si vous êtes associés, il est rare que les deux pharmaciens soient arrêtés en même temps. La question peut néanmoins se poser selon la charge de travail de chacun et le coût des remplaçants.
Puis-je déduire ma cotisation de prévoyance ?
Oui. Dans le cadre d’un contrat Madelin, les cotisations de prévoyance sont déductibles de votre revenu imposable (BNC), dans les limites légales en vigueur. C’est un levier d’optimisation fiscale à intégrer dans le calcul du coût réel de la couverture. Néanmoins, les prestations seront assujetties à l’impôt sur le revenu. Le choix de l’option Madelin mérite réflexion et ne doit pas être un choix par défaut.
Je suis en cours d'acquisition d'officine. Comment aborder la prévoyance dans ce contexte ?
L’acquisition d’une officine génère un encours bancaire significatif. En cas de décès ou d’invalidité, cet encours est généralement couvert par une assurance emprunteur.
La prévoyance est à articuler en fonction de la situation des revenus prévisionnels, des charges de la structure, de la situation personnelle et familiale.
L’audit vérifie que tous les éléments soient coordonnés et qu’il n’y a pas de trou dans la raquette.
Mon adjoint est aussi titulaire. Faut-il des contrats distincts ?
Oui — chaque titulaire doit avoir sa propre couverture calibrée sur sa situation personnelle.
Des garanties croisées d’associés sont peut être à envisager en cas de décès pour faciliter le rachat des parts et/ou la transmission.
Chaque pharmacien libéral a une situation différente : niveau de revenus, mode d’exercice, structure juridique, situation familiale, charges fixes.
Un échange de 30 minutes permet d’identifier précisément vos lacunes de couverture et les priorités à traiter.
Faisons le point sur votre protection sociale
A propos
Simone est un cabinet de courtage en assurances de personnes spécialisé en prévoyance, santé et retraite. Plus de 25 ans d’expérience à accompagner des créateurs d’entreprises comme des dirigeants chevronnés.
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