Prévoyance CIPAV :
aucune indemnité journalière propre.
Zéro euro à partir du J91.
Entre le 4e et le 90e jour d'arrêt, la CPAM vous indemnise. À partir du 91e jour — la CIPAV ne verse rien. Pendant des mois, parfois des années, vos revenus sont à zéro et vos charges continuent de courir. C'est la réalité de votre régime obligatoire. Elle mérite d'être connue avant d'en avoir besoin.
La CIPAV n’est pas une protection suffisante.
4,8/5
Voici pourquoi notre métier prend tout son sens
La prévoyance, c’est abstrait — jusqu’au jour où elle devient la seule chose qui compte.
Julie avait tout prévu. Sauf ça.
Julie a 25 ans quand elle s’installe comme ostéopathe libérale. Une immatriculation à l’URSSAF, un local partagé, une inscription sur Doctolib. En quelques semaines, elle voit ses premiers patients.
Comme beaucoup de jeunes professionnels libéraux, elle n’a pas fait appel à un expert-comptable. Personne ne lui a parlé de prévoyance. Personne ne lui a expliqué ce que son régime obligatoire — la CIPAV — lui verserait en cas de coup dur.
Elle n’a pas encore de contraintes financières lourdes. Son appartement, les charges du cabinet, quelques économies en réserve. Un arrêt de quelques semaines serait absorbable. Elle le sait, et c’est vrai.
Ce qu’elle n’a pas mesuré, c’est l’autre scénario.
Un accident qui l’empêche d’exercer durablement. Un trouble musculo-squelettique qui rend impossible la pratique manuelle. Une pathologie qui s’installe progressivement. Dans ces cas-là, la CIPAV ne verse aucune indemnité journalière à partir du 91e jour. Et l’invalidité partielle — celle qui réduit la capacité de travail sans l’annuler — n’est pas reconnue en dessous de 66 % d’incapacité.
Financièrement, ce scénario remettrait tout en cause. À 25 ans, avec une activité naissante et pas encore de capital constitué, c’est une catastrophe.
Sur les conseils de SIMONE, Julie a mis en place un contrat de prévoyance calibré sur sa situation réelle — pas sur un profil générique. Garantie de revenus en cas d’arrêt de travail, rente d’invalidité selon le barème professionnel, versée jusqu’à la retraite.
La cotisation est adaptée à ses revenus de début d’activité et elle était franchement surprise du tarif (dans le bon sens).
Quelques dizaines d'euros par mois. En échange : ses revenus garantis en cas d'arrêt, une rente jusqu'à la retraite en cas d'invalidité. Le calcul est simple.
Ce que la CIPAV ne couvre pas — et pourquoi c'est critique
Cinq situations où la couverture CIPAV montre ses limites
1 – Aucune IJ propre à partir du J91
C’est la lacune principale et la plus immédiate. Dès le 4e mois d’arrêt, vos revenus sont à zéro du côté du régime obligatoire. Pour une profession libérale avec des revenus variables et des charges fixes, c’est une exposition considérable.
2 – Un seuil d’invalidité élevé
La CIPAV ne reconnaît l’invalidité qu’à partir de 66 %. Une pathologie qui réduit votre capacité de travail de moitié — troubles musculo-squelettiques fréquents chez les architectes, affection neurologique, pathologie psychique — ne déclenche aucune prestation en dessous de ce seuil.
3 – Des montants déconnectés des revenus réels
La rente d’invalidité est calculée sur les points acquis — qui dépendent des cotisations versées, elles-mêmes proportionnelles aux revenus déclarés. Pour un professionnel en début de carrière ou avec des revenus variables, les points accumulés peuvent être insuffisants pour maintenir un niveau de vie décent.
4 – Les professions physiques sont particulièrement exposées
Osthéopathes, chiropracteurs, guides de montagne, moniteurs de ski… — des professions avec une exposition au risque physique réelle, sans aucun filet de revenus à partir du J91.
En cas d'arrêt demain, combien toucheriez-vous ?
Estimez votre couverture en cas d'arrêt de travail
Renseignez vos revenus pour visualiser ce que la CIPAV vous verse — et ce qu'elle ne verse pas.
À partir du 91e jour, vos revenus obligatoires sont à zéro. Sans prévoyance complémentaire, c'est l'intégralité de vos revenus professionnels qui disparaît — pendant des mois, parfois des années.
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Simulation basée sur les barèmes CIPAV 2025 (valeur du point : 3,01 €). Les montants d'invalidité sont indicatifs et dépendent des points effectivement acquis à la CIPAV, consultables sur votre relevé de carrière. Cette simulation ne tient pas compte de votre situation fiscale ni des conditions de votre contrat complémentaire actuel.
Notre approche pour les libéraux CIPAV
Ce qu’un audit change pour les professions CIPAV
La CIPAV couvre un spectre de professions très large — et très hétérogène. Un architecte associé en agence n’a pas les mêmes besoins qu’un guide de haute montagne ou qu’un ostéopathe libéral. La couverture complémentaire doit être calibrée sur votre situation spécifique, pas sur un profil générique.
Ce qu’on regarde :
Vos revenus et leur structure
Revenus stables ou variables, honoraires, rémunération de gérance, dividendes le cas échéant. La base de calcul de l’IJ complémentaire doit refléter la réalité de vos revenus, pas une moyenne trop lisse.
Vos charges fixes
Loyer de cabinet ou d’agence, collaborateurs, emprunts matériels. Une garantie frais généraux peut être pertinente selon votre structure.
Votre exposition au risque
Certaines professions CIPAV ont un risque physique identifiable. D’autres ont un risque psychique ou de burn-out plus élevé. Les contrats complémentaires ne couvrent pas tous ces risques de la même façon.
Vos droits acquis à la CIPAV
Selon votre ancienneté et vos revenus historiques, les points accumulés peuvent être très différents d’un professionnel à l’autre. L’audit intègre cette donnée pour calibrer précisément le complément nécessaire.
Vous avez déjà un contrat prévoyance en professionnel libéral ?
Un contrat existant mérite d’être vérifié régulièrement, surtout si vos revenus, votre statut, votre foyer ou vos charges professionnelles ont évolué. Nous avons connaissance de l’ensemble des contrats du marché, AXA, Allianz, La Médicale, Abeille, SwissLife…pour vous établir une analyse détaillée.
Questions fréquentes des professionnels CIPAV
Les professions libérales se posent souvent les mêmes questions concernant leur couverture prévoyance. Voici quelques éléments de réponse.
Je cotise à la CIPAV depuis des années — pourquoi ma couverture serait-elle insuffisante ?
Parce que la CIPAV ne prévoit aucune IJ propre après le J90. Quel que soit le montant de vos cotisations, votre régime obligatoire ne verse rien entre le 91e jour d’arrêt et la reconnaissance éventuelle en invalidité. Ce n’est pas une question de niveau de cotisation — c’est une limite structurelle du régime.
Mon contrat de prévoyance actuel couvre-t-il vraiment cette lacune ?
Ça dépend de son paramétrage. La franchise (délai de carence) de votre contrat complémentaire détermine à partir de quel jour il prend le relais. Une franchise à 90 jours est cohérente avec la CIPAV — une franchise à 30 jours génère une redondance avec la CPAM. L’audit vérifie ce point en priorité en prenant en compte votre trésorerie pro et/ou perso.
Puis-je déduire ma cotisation de prévoyance ?
Oui. Dans le cadre d’un contrat Madelin, les cotisations de prévoyance sont déductibles de votre revenu imposable (BNC), dans les limites légales en vigueur. C’est un levier d’optimisation fiscale à intégrer dans le calcul du coût réel de la couverture. Néanmoins, les prestations seront assujetties à l’impôt sur le revenu. Le choix de l’option Madelin mérite réflexion et ne doit pas être un choix par défaut.
La garantie invalidité partielle est-elle disponible en complément ?
Oui — la grande majorité des contrats complémentaires proposent une rente invalidité à partir de 33 % (barème professionnel) ou 15 % en option. C’est un écart significatif par rapport au seuil de 66 % de la CIPAV. Cette garantie est déterminante compte tenu des impacts financiers majeurs.
J'exerce en SARL ou en SAS avec des associés : y a-t-il des spécificités ?
Oui. L’exercice en société implique des enjeux supplémentaires en cas d’invalidité ou de décès d’un associé : rachat de parts, continuité de la patientèle, gouvernance de la structure. Des solutions spécifiques comme l’assurance croisée entre associés ou la garantie homme clé permettent d’anticiper ces risques.
Un pacte d’associé peut également déterminer les conditions de rémunération en cas d’arrêt de travail.
Nous les intégrons systématiquement dans notre analyse lorsque la situation le justifie.
Chaque professionnel libéral a une situation différente : niveau de revenus, mode d’exercice, structure juridique, situation familiale, charges fixes.
Un échange de 30 minutes permet d’identifier précisément vos lacunes de couverture et les priorités à traiter.
Faisons le point sur votre prévoyance
A propos
Simone est un cabinet de courtage en assurances de personnes spécialisé en prévoyance, santé et retraite. Plus de 25 ans d’expérience à accompagner des créateurs d’entreprises comme des dirigeants chevronnés.
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